2.1 L’église Sainte Marie Madeleine

Christian BALLAND

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Le chapitre cathédral Saint-Étienne

L’église de Deyme figurait au début du XIVème siècle parmi les possessions du chapitre cathédral Saint-Étienne, dont elle dépendait déjà au siècle précédent où elle mentionnée comme annexe de la chapelle Saint Romain de Toulouse. Le chapitre Saint-Étienne obéissait à la règle de Saint Augustin, imposée par l’évêque Izarn sous le règne du pape Grégoire VII (1073-1085). Par la charte “Philippine” de septembre 1279, Philippe III le Hardi reconnaît aux évêques de Toulouse le droit de juridiction sur divers villages et châteaux de leur temporalité. Trois ans plus tard, le Roi confirme les chanoines de Saint Étienne dans leurs droits de justice d’oblies et d’autres biens dans certains villages (Escalquens, Pech-David, Belberaud…) et dans les oblies acquises par donations, achats ou autrement, à Deyme et en d’autres lieux (Aussonne, Auterive, Péchabou, Castanet…). La bulle du pape Jules II, du 30 septembre 1510, supprime les prieurés de Saint-Rome et Deyme son annexe et le chapitre Saint-Étienne perd sa régularité pour devenir chapitre séculier. En 1519 les églises de Gimont, Sablonnières, Gensac, Sauvimont, Pompiac, Cornebarrieu, Saint-Rome, Deyme, Nailloux, Odars, Le Terme, Puybusque, Issus et de Saint-Barthélémy de Toulouse, sont réunies à la table canoniale du chapitre par le pape Jean XXII. D’après la table de la cure de l’année 1596, la paroisse était rattachée à l’Archiprêtré de Gardouch dans sa partie orientale. Cette même année le procès-verbal de la visite pastorale de Nicolas GILLES, mentionne “la Magdelène” au maître autel et l’existence de deux chapelles: celle de Saint-Blaise et de Sainte Anne. A la question de la fondation est avancé le nom du recteur FRAXINE ou de son prédécesseur. La famille de FRAXINE a donné à Toulouse les magistrats Guillaume-Pierre de FRAXINE, capitoul en 1473 et en 1483-84,Jean FRAXINE, capitoul vers 1590 et Pierre de FRAXINE  conseiller au parlement en 1618. Jean de FRAXIN pour sa part avait choisi les ordres. Prêtre, il est mentionné en 1503 comme professeur de droit juge d’appeaux de la cour de l’archevêché et en 1507 comme chanoine de Saint Étienne. Il est probable qu’il s’agisse de ce dernier, son nom étant prononcé FRAXIN par les habitants.

Une Marie de FRAXINE épouse en secondes noces Jean Salomon de MALARD, coseigneur du lieu, le 16 juillet 1678.

Deyme, l'église cp 1910

Carte postale ancienne               Coll. Cb

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